Je lis dans mon lit ou dans mon bain.
Je vais chez le coiffeur, prendre des cafés en ville.
Je passe des après-midis entières sous ma couette à commater devant la télé. Un doc sur Jean Seberg, un sur Louis XVII, et puis tout ce qui peut traîner entre 13h30 et 2h du matin.
Je révise. J'apprends des mots de vocabulaire d'anglais et d'italien.
Je cuisine et expérimente de nouvelles recettes.
Je fais des puzzles sur la table de la salle à manger, comme Wendy dans les Poupée Russes.
Je me promène après la pluie, sur le port, sur le canal, dans le centre ville.
Et... j'ai bu 4 litres de Coca Light.
J'ai cette impression curieuse que le temps file et se traîne à la fois, je ne sais pas trop quoi faire de mes journées, je n'ose pas trop déranger les gens (Vanille ne compte pas^^), et je laisse les jours s'égrainer et se ressembler.
J'en arriverais presque à regretter les cours, le stricte emploi du temps, l'enthousiasme et la bonne fatigue que peut provoquer une journée bien remplie.
Parce qu'une journée trop libre, je finis par ne plus l'occuper du tout.
Je voudrais faire de la peinture, du dessin, me remettre à la flûte, travailler mon concours d'arrache pieds, poursuivre sérieusement ce foutu roman que je traîne dans ma tête depuis trop longtemps.
J'attends le retour du (6) avec une impatience de plus en plus fondue dans une sage résignation.
"ça fait cent ans que je dors,
Que je mets pas le nez dehors,
J'attends, j'attends, le (mon) prince charmant"
(Mélissa Mars)




